Il faut prendre la route qui serpente depuis la plaine, grimper doucement à travers champs, et ce n’est qu’au dernier détour que le village d’Orschwihr se dévoile.
Là, blotti dans le creux du vallon, il se laisse découvrir comme un secret bien gardé, protégé par la ronde bienveillante des collines.
On sent d’emblée que ce village n’est pas comme tous les autres. Le regard s’y accroche, happé par la courbe du paysage, par cette impression de cocon formé par les vignes en amphithéâtre. Ici, le relief n’est pas simple décor : il enveloppe, il abrite. Il impose une forme de silence. Un silence habité, profond, contemplatif.
Les vignes s’accrochent aux pentes avec obstination. Rien de plat ici. Dans cette géographie serrée, intime, le travail des vignerons prend une autre dimension.
Orschwihr impose une forme de plénitude.
Le Vignoble vu d’en-haut
Lieu-dit Pfingstberg
Face au lieu-dit Luft du Bollenberg, le coteau du Pfingstberg se déploie doucement vers le sud-est, comme une page tournée vers la lumière.
Lieu-dit Lippelsberg
Sous les hauteurs solennelles du Pfingstberg s’étend une langue de terre plus douce, plus paisible : le Lippelsberg.
Lieu-dit Buchrod
Tout au bout du coteau, là où les vignes semblent effleurer la plaine, le Buchrod s’étire en silence.
Lieu-dit Luft
Sur la face ouest repose le Luft. Un lieu-dit à part, dont la géologie tranche avec ses voisins.